18 avril 2008
Sa mère la grosse pute qui pue de la ch*tte
J'y crois pas, j'avais plein de truc super positifs à vous raconter, sur le cap Canaille, sur les carottes et les bananes qui volent, là-bas (magiiie), sur les chiens qui y agonisent (bon OK, c'est pas super positif, sauf si comme moi, tu détestes les chiens qui puent, et ceux qui ne puent pas, aussi, d'ailleurs). J'avais des photos époustoufflantes, où on voit presque pas que je mesure 1 mètre de plus que Boris. Mais non, ça sera pour plus tard, là, je ne suis pas dans le trip.
Bon, petite devinette, on est vendredi, ..., soir, ... je maronne... Non, je ne me suis pas pris un râteau, non, lecteur-ragoteur. Tu le sais, si je maronne un vendredi, c'est que... j'ai pris le train.
Alors oui, Sa mère la grosse pute qui pue de la ch*tte , j'encule la SNCF. Enfin, non, parce que c'est pas trop, possible. Non pas que je souffre d'une dystrophie anatomique qui m'empêche de mettre ce souhait à execution, mais plutôt parce que la SNCF n'a pas de mère. Alors Sa mère la grosse pute qui pue de la ch*tte à celui qui a décidé de vendre des billets avec des correspondance de 10 minutes à la Part-Dieu. Grace à lui, j'ai stressé dans le train, j'ai couru sur le quai de la gare, je me suis fait une fausse joie, j'ai incendié un agent de la SNCF, j'ai incendie une agent de la SNCF, j'ai de nouveau réalisé ma non-persévérance dans la négociation de compensations financières, j'ai mangé gras, j'ai mis du gras sur mon clavier et j'ai écrit des propos vulgaires de nature à choquer l'internaute moyen.
REEEEWIND (comme dans "Hey Mama" des Black-Eyed Peas)
-2 J'arrive à la gare à l'heure, ce qui constitue c'est vrai, un miracle.
-1 Le train n'est pas annoncé avec du retard, second miracle.
0 -A Partir de là, tout s'enchaine pour contrecarrer le trop-plein de positif dans ma vie.
1- le train arrive avec 5 minutes de retard
2- il y a un chien dans mon wagon.
3-il y a une vieille grosse moche adepte des foulard léopard, des lunette D&G de contrefaçon, des portables roses et des bagues bling-bling à côté de moi. Elle s'entasse sous ses bagages au lieu de les mettre là où il faudrait et elle me mate (enfin je crois).
4- Je réalise 10 minutes avant mon heure d'arrivée théorique qu'on est toujours pas dans Lyon
5-le train arrive avec 7 minutes de retard.
6-le quai de ma correspondance n'est pas affiché. Le train y est, mais pas la voie... super.
7 - par hasard, je passe devant la voie 1, il y est annoncé, je monte 4 a 4 les escaliers, accompagné de compagnons de galère
8- Le train est là! halleluia!
9- Le gars de la SNCF nous dit que non, ce train n'attend pas de correspondance, fait un appel radio qui lui confirme, et laisse partir le TGV sous nos cris éhontés, à commencer par les miens.
10-J'ouspille le mec et sa collègue qui nous prends de haut, et nous conseille de "simplement prendre le train suivant".
11- Je lui hurle dessus allègrement, et je kick un poteau (je me fais un peu mal, j'avoue)
11- Au bureau accueil j'exige qu'on me rembourse mon trajet manqué. On me rétorque qu'il faut écrire au service client. Je proteste mollement avant de m'écraser comme une merde.
12- J'ai raté mon heure de gloire.
13- Je vais au McDO, me gave, et écris ce post, cerné par toutes les racaillous de Lyon qui "sortent au resto ce soir" sappé hyper-fashion.
14- soirée gachée
Je hais le monde.
13 avril 2008
Vieux staïle
22h00, dents brossées, pommades sur la peau, mycose traitée, pas de supo et au lit. Oui, c'est ça, une soirée glam-sex chez moi. Bon OK le portrait est un peu forcé, un peu noir. J'avoue. Enfin pas tant que ça.
Mais j'ai de bonnes excuses. Des excuses que je dois te présenter, lecteur cher à mon cœur, car je t'ai bien abandonné depuis quelques semaines. Ce n'est pas bien, je le sais. J'avais promis, pourtant d'être plus fidèle. Mais les promesses, si c'était fait pour être tenu, ça se saurait. Par exemple, on nous en a promis monts et merveilles l'an passé, et puis maintenant, tu peux te brosser, Martine, pour ton pouvoir d'achat. Je m'égare encore.
Il faut dire (pour justifier mon absence, j'en suis resté là) que les changements dans ma coloc' ont bien boosté l'ambiance, et que j'ai un peu délaissé les relations hypothétiquement virtuelles au profit du contact bien réel de mes colocataires. J'ai aussi passé mes WE à profiter du beau temps, lyonnais et provençal. Lyon, manger, jouer, manger, niaiser, manger, jaser et manger. J'aime Lyon. Puis une semaine pour jarter mon coloc-fantôme et accueillir son remplaçant bien plus présent. Une semaine a traquer ma coloc sur sa non-relation avec son fuck-friend. Qu'est ce qu'elle peut mal mentir celle-là! J'ai toujours pas réussi à la faire avouer. Faudrait que je sorte les arguments imbattables, mais ils la mettraient mal à l'aise et moi aussi par la même occase. Ne me reste plus qu'à les prendre "la main dans le sac" (hum).
Et puis le printemps est arrivé pour de bon, avec l'heure d'été, le soleil, les odeurs de pins, le thym et le romarin en fleur. Alors VTT , vélo-échec (crevaison a 20 bornes de chez moi et pas moyen de réparer comme il faut), ballades en colline. Le pied.
Et puis cette semaine, les soirées qui s'enchainent et s'éternisent, les séances surnuméraires de sport, le WE d'avant qui n'avait pas été de tout repos, une belle balade au vent cet aprèm (mémorable balade, que je vous exposerait un de ces jours), et me voilà nase, prêt à dormir. Presque pas prêt à rattaquer demain à 6h45.
Trop dure la vie de sudiste-planqué, moi je vous le dis.
24 mars 2008
Avis de tempête (dépucelage sur parquet)
C'est comme un week-end de trois jours avec des bons plans, prévus depuis belle-lurette (expression de vieux #1). Et puis la météo y met du sien, enfin, non, elle n'y met pas du sien.
Primo, vendredi soir, je devais aller à la piscine... Trop cool, moi qui adore ça, pour une fois j'y allais en groupe. En plus c'était un vrai complexe nautique, avec piscine de relaxation, jaccuzi, toboggan, hammam, sauna... et une place de ciné! La folie, quoi. Sauf que tout cela se trouve a 100 km de chez moi. Et que la météo annonçait de la neige. Alors bon j'y suis allé, mais franchement, 100 bornes, sous la pluie et la neige fondue... Et puis après cette excellente séance de relaxation, vint le repas, chez un soi-disant super fabricant de burgers. Sauf que bon ça cassait pas des briques, rien à voir avec les burgers du Ninka... Ca cassair plus le bide qu'autre chose. Et puis après, bowling, pour un n-ième dépucelage cette année. Sauf que ça s'est mal passé, vu que mon anatomie ne s'adapte pas pour un sou (expression de vieux #2) la pratique du bowling. Si, si , c'est mon coude, j'vous jure, c'est pas de la nullité-crasse. Après quelques échecs avec le sourire, après un bon coup hasardeux, vinrent les échecs avec le ras-le-bol d'être nul. Mauvais perdant? Oui, j'assume.
Samedi, faire des courses, pour nourrir la famille, alors que le soleil brille. Quelle hérésie.
Dimanche, rando-camping de prévu. Sauf que de nouveau gros vent, neige et gel de prévu d'où l'annulation. Juste une ballade avec un vent a vous arracher les dents (expression de vieux inventée #1).
Lundi, un vent qui arrache tout, pas mis le pied dehors. Pas de bruit jusqu'à 13h00 pour ne pas réveiller ma coloc' et son non-copain (ceux qui couchent ensemble en simples amis, promis, juré, mais qui font quand même grincer la mezzanine à 3h00 du mat'). Bouffe-engraissage-bouffe. Et en plus rien à la télé ce soir.
Heureusement qu'on a pas trop de WE de trois jours, sinon, je craque, et je vais travailler en fraude.
PS : Z'avez vu la nouvelle nouvelle bannière du blog?
19 mars 2008
Le printemps ça donne...
(pqrenthèse instructive numéro un : j'écris ce post depuis un clqvbier auebecois, ne vous etonnew donc pqs de trouver des q q lq plqce des a, et qutres joyeustés)
... ca donne, je disais donc, car la parenthèse ne fait bien sûr pas partie du corps de texte de ce blog, ça donne (troisième fois) ... allez, je vous écoute, ca donne quoi, le printemps?
- des boutons, oui certes, mais élevons un peu le débat, s'il vous plaît!
- des oiseaux qui copulent, oui, des colocataires qui le font en cachette, oui, aussi
- des envies, bien...
mais des envies de quoi?
-copuler, d'accord, c'est bon on a compris cher lecteur, tes hormones te font bouillir le slip.
-de fraises, euh, alors là va voir ton obstétricien, hein...
Mais non! la réponse est évidente, simple, bref à mon image : des envies de soleil et de grands espaces. Alors quand on vit dans le nord du sud, ben le début du printemps c'est la fin de l'hiver alpestre, alors ce samedi, je me suis jeté à corps perdu sur les pistes enneigées de verglas et de soupe. C'était bien, c'était beau, c'était triste aussi. Triste de ne pas savoir mieux skier, triste d'avoir mal aux cuisses après seulement 2 heures de descentes sur les freins. Vous trouvez ça bizarre, n'est-ce pas, qu'un athlète comme moi ait mal aux cuisses si tôt. Mais tout cela a une explication logique : la veille sous un soleil radieux, par plus de 20 degrés, je suis rentré du travail a vélo, soit deux heures d'efforts non-feints.
Bref, revenons à nos moutons : cette folle virée en montagne laissa place à milles supputations, milles défis lancés avec ma coloc et son secret-fuck-friend. Dimanche prochain : camping sauvage à la Sainte-Baume, en préchauffe pour les grandes virées des mois à venir. A commencer par un double assaut sur la Montagne de Lure et le Ventoux : à vélo d'abord, mon grand projet de l'année.
Et le second assaut, plus fou encore, une rando reliant l'une à l'autre,en deux jours, plus de 50km. Une folie, j'adore.
Qu'arrive-t-il à Baba, le frêle et peureux? Je ne sais pas. Ca doit être l'effet Sud. Les séquelles du dépucelage en colline, quelque chose comme ça.
Et dire que je passe quelques jours à Lyon, faudrait pas que ça casse mon élan... Vous savez, l'effet Lyon, je vous en ai déjà parlé...
11 mars 2008
Dépucelage en racolant sur la route.
Cher ami, passant, passager, boulet, qui que tu sois, quoi que tu boives.
Tu vois, là, je devrais dormir. Devrais au sens "ben ça serait bien pour ta santé", aussi bien que "ben c'était prévu que je dorme à cette heure là"
Oui, dormir tôt, tu sais, la promesse que je fais tous les ans, tous les jours. Celle qui me ferait quitter ce rythme de bâtard : 23h45 - 6h45. Et puis 1h00 - 10h30 les WE. M'enfin bref, c'est comme ça j'ai pas de volonté, comme pour me freiner sur la bouffe.
Alrs voilà, cette semaine, j'avais dit "pas après 23h30", vu que ce WE, j'ai pas assez dormi. Ben oui, amedi soir, c'était chouille pour l'anif' de mon cousin. Bon c'était pas très glam-sex comme soirée. C'était une n-ième fête de famille avec une sono et un DJ qui passe toujours les mêmes chansons. Alors y'a du bon, très peu, du moyen, beaucoup et du mauvais, trop. Dans la catégorie bon, je mettrai le madison qu'on danse sur Lou Bega. Ouais, je sais ca craint, mais j'aime ça le Madison. Et puis le mauvais, c'est ce terrible enchaînement de rock français des annéeis 80/90. Indochine, Goldman, Telephone. Ignoble. On dirait que la musique s'est arrêtée dans le début des années 90. Pas de bon vieux morceaux de R'n'B bien crade, de Ragga (du Sean Paul, merde!) pour secouer vulgairement ses fesses.
Enfin, quand même couché à 5h, donc logiquement pas assez dormi.
Dimanche a rien faire, et le retour en terre provençale à pas d'heure, genre minuit à la gare TGV. Et là m'attendait mon bolide-d'un-autre-temps. Bolide, qui possédait ses 4 roues, ses vitres intactes, pas de PV, bref, la classe. La classe jusqu'à ce que le condamnation centralisée ne marche pas (bizarre), que la lampe n e s'allume pas... très étrange, et que finalement, le tableau de bord ne s'allume pas, et que pour parachever tout ça, le moteur ne démarre pas, faute de puissance électrique. PUTAIN MA BATTERIE EST MORTE.
J'arrête un automobiliste pour qu'il m'aide à démarrer, mais sans câble ça va pas le faire. Et il refuse (ce bâtard) de servir de câble vivant. Bon il se rattrape en me proposant de me ramener en ville. On peut donc considérer que j'ai été dépucelé de l'auto-stop. Bon pour une première fois, ça s'est pas trop mal passé, si on excepte le fait que le type m'ai proposé de tirer sur son joint, et qu'il m'ait proposer d'acheter du matos HiFi ou informatique tombé du camion.
Donc encore pas trop dormi, vu que couché à 1h00 et levé à 6h45.
Lundi a m'entendre dire "ca a pas l'air d'aller" ou "t'as l'air fatigué". Puis opération changemement de batterie dans la glauquitude, le noir, le froid et la pluie. Et couché à 23h15. Mission accomplie!, me direz-vous. Que nenni, des bruits de copulations avoisinants me réveillèrent prestement et me tinrent éveillé jusqu'à 0h15. Levé 6h45, 5 minutes pour engloutir un petit-dej. Et hop, encore un journée avec une gueule de déterré.
Et là ben voilà, minuit de nouveau. Mais c'est pour toi, non-public, que je fais ça. Si c'est pas de l'amour, ça...
03 mars 2008
Nouvelles du front
Flash-back. Promis, donc dû.
Il y a deux-trois semaines, j'étais en vacances. Vacances pendant lesquelles étaient programmées des visites au quatre coins de la France-et-assimilée, i.e. Vitry-en-charollais, Bâle, Paris, Rennes & Aix-en-Provence. Suite a un manque d'argent à venir (comprendre un début de thèse) et surtout une non motivation à passer 15 h dans un train en deux jours, la virée en terre helvéto-germanique fut lâchement annulée. Ce qui me valu, je vous rassure moultes brimades de la part du gang suisse.
Vint ensuite Paris, en étape vers la Bretagne. Paris froid, mais Paris toujours beau, surtout pour un novice comme moi. Une soirée dans les quartiers undergrounds et le tour était joué, départ pour Rennes.
Arrivé à bon port, vent frais soufflant nord-nord-ouest. Une âme bienveillante m'accueille pour trois jours dans son appart' rutilant, sorte de page 15 du catalogue IKEA en version sur-équipée. TL et moi avons changés, comme prévu, mais ça va, le courant passe toujours. Il est devenu un mix entre PL et MHL, je lui dit, il le sait, ça lui va. Je suis devenu plus laxiste, ou quelque chose comme ça, je le sais, ça me va. Visite de Rennes, puis de Saint-Malo, Concale et le Mont-Saint-Michel. Belle région ; note pour plus tard : penser à y revenir. En plus RlD y vit et lui n'a pas changé.
Retour dans le grand sud et changement de statut, d'ingénieur surpayé à étudiant pas à plaindre. On fera avec. Fini les MamieNova, les Ben&Jerry's, les abonnements à Marianne et les kilomètres à gogo. Ceinture.
Pour serrer encore plus la ceinture, mais au sens propre, intensification de la pratique sportive, avec 5 séances par semaines, mini. Natation, vélo, jogging, rando ... et musculation. Oui, oui, musculation, pour forcer ce corps à se développer, ce à quoi la pratique d'autres sport à toujours échouer. Alors bon on me traitera de mongolien, j'accepte, la musculation est un sport de mongolien. Je n'ai même pas grand'chose à répondre à cela.
Une bonne nouvelle côté collocation, mon coloc-fantôme se barre. Ne reste qu'à lui trouver un remplaçant qui, lui, s'investira dans cet appart'.
Côté ciné, Juno, et No country for old men déchirent leur race. Et There will be blood promet monts et merveilles. Musique, les his du moments : Whistle de Brisa Roché, Merrymaking at my place de Calvin Harris.
23 février 2008
Je l'avais dit...
... mais personne ne m'écoute.
J'avais dit "aller voir La graine et le mulet". Mais non, on m'a rétorqué "oui un film sur le couscous au poisson ça craint". T'as beau leur dire que c'est un Amélie Poulain provincial, on stigmatise le manque d'histoire. On me dit "ça va être encore comme Keane, il se passe rien", mais si! Il se passe plein de choses dans la Graine et le mulet. C'est drôle c'est triste, c'est émouvant, c'est tout. Et surtout c'est VRAI. je ne dis pas que c'est vrai ce que je vient de dire, je dis que ce filme sonne vrai. Les personnages, les réactions, les dialogues. C'est comme un film de famille. Mais maintenant que la Graine... a reçu les honneurs de l'académie des Césars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur espoir féminin, meilleur scénario), il est trop tard. Vous aller passer pour des ringards qui n'ont pas vu venir le buzz. le film est hype, il est déjà trop tard.
Alors là, si je vous dit d'aller voir Juno, vous aller geindre, un film sur une fille de 16 ans qui est enceinte, génial. Mais tenez-vous bien, oui, c'est génial. Des dialogues croustillants, jubilatoires. Des personnages entiers, drôles, humains. Alors allez-y, allez-y avant qu'il ne reçoive une pluie d'Oscars. Je suis près a vous rembourser votre place si vous ne riez pas une fois.
13 février 2008
Places I remember
On sonne à la porte.
Je cours, j'ouvre, c'est BB, comme d'hab.
"On va faire du vélo?"
"D'accord"
Je grifonne un mot sur un bloc "je suis parti faire du vélo avec B."
Je sors mon bicross rouge et blanc, à roues dépareillées (une rouge, une blanche).
BBa son VTT high-tech avec des vitesse Shimano et tout et tout. Moi je galère pas mal sans dérailleur. Mais je m'en fous, on s'amuse. On s'arrête chez BN, celui-aux-oreilles-décollées-qui-se-les-est-fait-recoller. Son
clebs me mords la main, comme d'hab ... ou me fout sa truffe au cul. Je hais ce chien. BN est partant aussi, bien-sûr. Il prend son vélo. On y va. Au cul de sac, on s'arrête, on passe la barrière peu à peu envahie de ronces. On s'arrache un peu les jambes, mais tant-pis. On va au bord du ruisseau qui fait une espèce de marre près de la bouchure. Des fois on y jette des bâtons. C'est un peu nos bateaux-miniatures-dans-une-fontaine-au-Jardin-du-Luxembourg à nous. Quand on fait ça, on revient souviens dégueulasses, les groles trempées.
On monte la côte jusqu'à la ferme abandonnée, en on redescend à fond sur les caillasses.
On continue le tour du quartier, par les Charcants. On fait pas trop la course, on est plus du genre a slalomer sur le chemin, ou à se frotter les roues pour s'envoyer dans le fossé.
Quand on arrive aux virages, on fait un peu attention, comme nos mères nous l'ont conseillé maintes fois. "-Vous faites attention dans les virages aux Charcants" "-oui oui"
A la croix, on mate chez ceux qui se sont fait construire un manoir, il ont une marre qu'on aimerait bien voir transformé en piscine. En fait on serait pas invité dans la piscine, ça ne changerait rien, mais on pourrait jaser là-dessus. On rentre par la voie ferrée désaffectée, et pourtant, on a pas trop le droit, mais c'est tellement mieux que longer la nationale. "Faites attention quand il fait chaud, il y a des vipères" "oui oui".
On descend du talus de la voie ferrée en face de chez moi. Comme ça on peut causer aux Michel, s'ils sont là. Enfin on se fout un peu de leur gueule, ils sont un peu gogols. Mais bon, on joue quand même des fois avec eux. Ils nous racontent leurs dernières inventions sur la vieille sorcière d'en face. On a un peu les boules d'aller chercher les balles et ballons qui volent fréquemment dans son jardin. Il aprait qu'elle arrose son jardin avec sa pisse.
Finalement, on rentre chez BB, on joue à la Megadrive, ou alors chez BN pour jouer à la SuperNes.
On est là, on a 10ans, on sait pas encore qu'on va diverger et plus se revoir dans 6-7 ans. Et pourtant, c'était prévisible. Déjà, on ne se ressemble pas. Je suis l'intello, c'est clair, pas casse-cou, pas aventurier, déjà un peu souffre-douleur. BB c'est l'inverse. Pas scolaire pour un sou, toujours dehors, toujours à bricoler, rêvant de mobylette. BN c'est un cas plus classique, à mi-chemin entre nous. Bridé par sa mère, ça sera un ado bravant les interdits en cachette. C'est un peu un mec qui essaie de se la jouer cool, qui n'hésitera pas a trahir pour rejoindre le plus cool des groupes, et il finira toujours par être le boulet de ce groupe. Pas assez cool.
Les lieux on bien changés. Plus de marre en bas du ruisseau, elle s'est réduite comme peau-de-chagrin. La barrière n'est même plus visible à travers les ronces. Elle a été remplacée par un portail en métal. La ferme n'est plus abandonnée. La voie-de-chemin de fer n'a plus ses rails et ses traverses, c'est un chemin mal-entretenu. Le pont-de-chemin-de-fer qui menaçait de s'effondrer et qu'on adorait traverser malgré l'interdit a été rasé. Les remplaçants des Michel prennent le talus pour un dépotoir. La vieille sorcière est morte, la marre n'est toujours pas devenue une piscine, les chiens de BB et BN sont morts, ils sont partis. Moi aussi.
06 février 2008
Around the (french) world
Encore une foie une absence injustifiée. Mais si, j'ai un mot d'excuse dans mon carnet de correspondance. Si, regarde c'est écrit "Cacao trop chaud". (Comprenne qui pourra).
Une abssence qui ne s'explique en tout cas par mon incroyable présence au travail, vu que je suis en vacances pour quinze jours, car je n'ai pas réussi à prendre pendant mon année de contrat (qui s'achève dans quinze jours) les 50 jours de congés/RTT obligatoires. Alors je me rattrappe.
Par contre, on peut mettre mon absence sur le Mblog (M comme Mono ou Moi) sur le dos de mon hyper-présence dans les trains de la SNCF et dans les destinations de ces trains.
Ecoute bien cher public lubrique :
Il y a 10 jours, j'étais à Besançon (la Dijon-du-pauvre), pour dire un au revoir émouvant à Mr.H., qui est parti il y a 8 jours vers d'autres cieux (voir la nouvelle bannière du KBlog pour comprendre). D'autres cieux bien lointains encore, et le calcul fatal : 2/1.5, soit deux rencontres avec Mr.H en un an et demi, ce qui est fort peu. M'enfin, vole petit H, vole, ne te retourne pas sur ceux qui t'attendent ici.
Ce WE-là s'est reformée la turbulente colocation du 4 rue Melzet. Turbulente, grossière, scandaleuse, bref, jubilatoire. Une réunion au sommet (du Mont-d'Or) à base de "j't'emmerde" "ta gueule" "trop moche la vieille" "je suis sûr que sa mère est empalée sur un poteau au sommet du Mont-d'Or" et autres joyeustés. N'oublions pas le concours de cascade en terre jurassique, Mr.H remportant la palme de la chute-comme-dans-les-films (deux jambes en l'air, droit sur le cul. Et moi-même remportant la palme de la chute-du-pingoins-qui-glisse-sur-la-banquise. Repensons avec delectation de toutes cette nourriture à base fromagère.
S'en suit une semaine bien fade, à boucler tout avant les vacances, et à recevoir des fleurs de son chef en entretien individuel (et pourtant je ne suis pas passé sous le bureau)... Une semaine que l'on termine à midi, le vendredi.
Et un WE qui commence par une course effréné à travers Aix pour chopper le bus, comme d'hab. Car il ne faut pas être ne retard d'une minute pour un trajet de sept heures, c'est là toute l'ironie.
Un trajet Aix-AixTGV-Lyon-Chambéry-Albertville-CrestVoland. La dernière étape en taxi après 1h30 d'attente dans la charmante bourgade d'Albertville. Mais ca vallait le coup. Ca vallait le coup de faire la surprise au Quebecois-de-service pour son quart de siècle (tiers de vie?). Une grosse ambiance de chalet, la nuit savoyarde sous la neige, les guerres de balles de neige, le feu de cheminée qui pousse la température à 40°C, les récits de guerre (18-37 , 18-40, comprendra qui pourra), des indigestions de quatre-quarts, de bonnes sensations à ski, de belles photos en raquettes, de belles frayeurs, l'appareil-photo dans la neige fraîche, une n-ième course pour un train, et le retour chez Papa-Maman-les-vaches.
Et des perspectives pour la semaine à venir : Bâle, Paris, Rennes. Quelle folie!
21 janvier 2008
Le premier pas...
J'aime bien faire le premier pas. Je suis timide, certes, mais ce premier pas, j'aime bien. En plus je le fais assez souvent. Tous les soirs où je prends le bus de 18h15. Et puis à chaque fois avec des personnes différentes. Souvent des femmes, des fois des hommes. J'aime bien changer... En plus j'en choisi des plus ou moins bien équipé. Grosses cylindrées ou petites citadines. En tout cas toujours celles qui vont à fond et qui m'ignorent. Oui, plus elle m'ignorent, plus j'aime y aller. Je suis là, sur mon trottoir, je les repère de loin, j'attends le moment précis, et paf! j'y vais. Dès fois je me fais devancer, et ça j'aime pas trop. Enfin c'est agréable aussi d'avoir des égards, mais j'aime bien quand le premier geste vient de moi.
Par exemple ce soir, c'était très bien. Une maman, dans une voiture de maman. J'en ai marre, ça fait 12h que j'ai quitté mon appart', ça fait 1h que j'ai quitté mon travail et j'ai encore 10 minutes de marche. Et ça fait déjà trente secondes que j'attends... devant le passage clouté. Et ça défile devant moi, des voitures à tout-touche. Et là je la vois, au volant de son Scénic violet. Elle arrive avec un tout petit peu de retard sur la voiture précédente, je me tiens prêt, près du bord du trottoir. Elle est là, à dix mètres, et c'est le moment que je choisis pour engager le corps sur le passage clouté. Je penche juste le buste, je fais semblant d'y aller. Au pire, je fais un micro pas sur la route, mais je ne me mets aps en danger. Et là elle voit le mouvement du coin de son oeil globuleux...elle pile... et pas le choix, me laisse trvaerser. Encore une victoire! Je lui souris d'une bouche pleine de dents. Pas un sourire de remerciement, non. Surtout pas. Je n'ai pas à lui dire merci, vu qu'elle n'avait aucune intenttion de me laisser passer. Non un bon sourire narquois, genre "je t'ai bien fait peur, hein?!" Le même sourrire qui accompagen le "bonne journée" lancé au guichetier execréable de je-ne-sais-où.
Et là, même si j'en ai plein les bottes, et bien j'ai gagné ma journée.








