28 juillet 2007
TVHié
Moi aussi, je voulais acquérir "ce magnifique objet qui vous rendra irresistiblement sexy" qui a plongé Jib dans une vie de luxure, de débauche, de stupre et de fornication (détails disponibles sur demande). Force est d'avouer que le résultat a dépassé ses espérances... A tel point qu'il en est à désirer planter des lilas sur des tapis roulant, préférer écouter les témoignages de Fred Astaire persécuté dans un photomaton sur i>télé ou, rêve de geek-fan de supernatural?, brûler des aliens et des démons (le post précédent m'en est témoin).
Je suis conscient des risques,mais pour seulement 595 francs (130 $CA pour nos amis québécois), je suis prêt à acheter la débroussailleuse spéciale forêt-vierge de chez Bloc&d'équerre.

Vous pouvez voir l'enthousiasme sur mon visage à l'idée d'aligner une si petite somme pour de si grands bénéfices en retour. Et voilà le résultat !

Ils sont commerçants, chez Bloc&d'équerre. Pour le même prix, ils m'ont offert une nouvelle paire de lunettes et un polo blanc pour remplacer l'ancienne paire et mon vieux TShirt Sandball-Sport2000...
22 juillet 2007
O.Noir : c’est meilleur dans l’obscurité (ou pas)
Il y a quelques semaines, je suis allé au restaurant concept O.Noir à Montréal. Ce restaurant propose de manger dans le noir complet. Au delà de l’expérience culinaire, le but est de sensibiliser la clientèle à la vie quotidienne des aveugles. On découvre que les tâches quotidiennes qui nous semblent banales se révèlent être terriblement difficiles quand on souffre de cécité comme tous les serveurs du restaurant (tu rigoles, au fond, mais essaie de couper ton steak ou de remplir ton verre d’eau les yeux fermés). D'ailleurs une partie des bénéfices du restaurant sont reversés à des associations locales qui soutiennent les aveugles.
Que ce soit pour une bonne cause ou non, on peut aller O.Noir parce qu'il offre tout de même ce qu’on peut attendre d’un restaurant : une table. A plus forte raison car le directeur général d’O.Noir déclare « Lorsqu’on mange sans voir, nos autres sens s’intensifient pour savourer l’arôme et le goût de la nourriture. Même les aliments simples de tous les jours comme les pommes de terre ou le yogourt nature prennent une saveur culinaire exceptionnelle. ».
Je vous laisse juges du menu "surprise", en images:
entrée: 2 tranches de saumon fumé avec des capres
plat principal: veau, asperges et petits légumes
dessert: glace
Vous avez pu le voir sur ces images édifiantes, le menu est d'une simplicité qui frise le ridicule (je ne vous parle pas de la présentation). Heureusement qu'on peut manger avec ses doigts sans que nos amis nous voient...
13 juin 2007
BORIS… La bière
La semaine dernière, Montréal accueillait le Mondial de la Bière™. Pour des raisons strictement professionnelles (les mauvaises langues invoqueront mon soi-disant alcoolisme soi-disant latent), je m’y suis rendu avec quelques amis. Force est de constater qu’à part de rares exceptions, le Mondial de la Bière™ n’a de mondial que le nom. Un œil plus objectif l’aurait appelé le Canadien de la Bière® ou, à la rigueur, le Nord Américain de la Bière©.
Toutefois et malgré cette première impression négative, notre charmant pays était à l’honneur avec une bière qui cartonne chez nos cousins outre-atlantique : la Boris. Une bière dont le nom n’est pas sans rappeler quelque chose (ou surtout quelqu'un) aux habitués de ce blog. Et le goût, me demanderez-vous, petits soifards sans vergogne ? Et bien, je dirai que la Boris est un bière blonde sans complexe (pour reprendre les mots de la brasserie qui la fabrique) ou de merde (pour reprendre les mots de JBR s'il avait à se prononcer) et qui jouit d’un merchandising et d’un packaging qui, sans mauvais jeux de mots, est à tout casser. Jugez plutôt : « Mes valeurs sont celles d’une génération qui veut garder le contrôle sur sa vie et son avenir. Je n’obéirai toujours qu’à un seul drapeau. Le mien » scande sur un fond rouge, un jeune révolutionnaire lambda anonyme brandissant un drapeau noir estampillé de la lettre B (avec un peu de chance, on peut aussi voir un jeune qui grimpe sur un grillage).
On va me taxer de sentimentalisme primaire, mais, oui, je l’avoue, quand je vois un petit pack de 6 rondouillard et plein de gaz, véhiculant de nobles valeurs révolutionnaires (sic !), je pense à Boris M. assis dans le bureau d’une grande multinationale du produit pharmaceutique, exploité et croulant sous les tâches tant subalternes que dégradantes (je me plais à croire qu’il doit préparer les présentations de ses collègues...).
Ceci dit, pour éviter toute crise jalousie interne dans la KBioch, je dois également avouer que je pense évidemment très souvent à Jean Baptiste R. car, les Rioux, ce n’est pas ça qui manque par ici. Mon préféré reste quand même le « camion-pompe » (du même type que ceux qui vident les fosses sceptiques) Bouthiller & Rioux Inc. spécialisé dans la vente et le service afférents au diesel-carburant, aux bruleurs A Mazout et l’huile à chauffage qui arpente sans relâche les rues de mon quartier.
Quant à notre amie blonde, je la vois ce week-end donc elle ne peut pas la ramener...
11 mai 2007
Compte rendu des observations du week-end dernier
La blonde se fait klaxonner dans les rues montréalaises sans comprendre pourquoi alors qu’elle roule dans un énorme 4x4 immatriculé aux Etats Unis.
La blonde est une joueuse de baby-foot au talent discutable. Nonobstant, quand elle est composée d’un barbu (au talent également discutable), son équipe est capable de se surpasser et de déjouer les pronostics les donnant perdants à 5 contre 1.
La blonde est très sollicitée, elle reçoit des appels téléphoniques à 6h30 du matin.
La blonde est une robuste marcheuse, elle peut survivre à 5h de marche incluant l’ascension du Mont Royal©, la visite du sex-shop de Saint Denis et un apéro en terrasse.
Toutefois, la pugnacité de la blonde connaît des limites. En fin d’après-midi, la blonde a en effet besoin de se vautrer sur le lit de son hôte dans un simulacre de sieste avant de faire la fête le soir.
La blonde boit. De son plein gré mais aussi suite à de mauvaises blagues. Conséquence directe, après plusieurs verres, la blonde danse comme Rabbi Jacob.
Après quelques verres de plus, la blonde a envie de draguer. Usant de sa chevelure douce et brillante, fruit de plusieurs jours de traitement intensif, elle glane de tous les côtés les numéros de beaux éphèbes montréalais. Manque de pot, la blonde éméchée perd son paquet de clopes contenant les dits numéros.
Mais la blonde fait des pieds de nez au destin et elle arrive toujours à ses fins (cf l’observation précédente afférente à sa pugnacité caractéristique). La blonde se fait plier par une tierce personne dans le lit de son hôte parti rendre une visite de courtoisie à une amie.
La blonde est perfide. Elle ment à son hôte inquiet de l’état de propreté de ses draps. Elle part d’ailleurs sans donner de nouvelles de son arrivée…
A la lumière de cet examen succin nous pouvons conclure que la blonde est une robuste et sournoise nymphomane alcoolique. Au demeurant, elle est tout de même fort sympathique et on peut passer d’excellents week-ends entre amis avec elle.
02 mai 2007
Marathon man
Jeudi matin, je suis allé faire un jogging avec les filles de la résidence.
Le visiteur incrédule demandera sûrement ce que ce fait a priori anodin vient faire sur ce blog. C’est une très mauvaise question et je ne le remercie pas de l’avoir posé. Je reprends pour les deux du fond… Je tenais à partager ceci car le nombre de fois où je suis sorti courir se compte sur les doigts de la main gauche de Django Reinhardt et surtout car je porte encore sur moi les stigmates de cette désaventure™. Mes pieds portent encore de cruelles et douloureuses ampoules dont la taille ferait pâlir de jalousie le responsable du rayon luminaire de Mr Bricolage de Vitry-en-Charolais
Peut être, n’aurai-je pas dû courir en Stan Smith ? Pour une des
raisons sus-citées, je ne dispose évidemment pas de l’équipement nécessaire. A
vrai dire, si jamais je dois courir pour sauver ma vie (le gouvernement nous le
cache mais les attaques d’ours polaires sont plus fréquentes qu’on ne le
croit,), je n’aurais sûrement pas aux pieds des nike air kipketer® mais
plutôt de vieilles baskets usées sur le bitume montréalais.
« Toujours prêt ! » c’est mon moto. Les filles
n’avançaient pas très vite mais je courrais derrière elles. Pourquoi ?
D’aucuns (les mauvaises langues ou le lecteur baignant dans une inattention
crasse) diront que je n’avais pas la condition physique mais il est évident que
je m’entraînais. Quel intérêt à courir devant elles alors qu’il n’y a aucune
chance que 2 filles en sueur se battent pour m’attraper dans la vie réelle ?
19 avril 2007
Chroniques de la haine ordinaire
D’un naturel bonhomme et sympathique, je ne suis généralement pas prompt à déverser des flots haineux de bile noirâtre sur les pecum vulgaris. Il y a des exceptions à tout, et d’aucuns vous dirons que « la gentillesse, ça commence à bien suffire ! »
Au Restaurant Le Main, 4866 St Laurent, Montréal, il y a une serveuse dont je tairai le nom afin qu'il n'émerge point du légitime anonymat où la maintient son indigence. De part mon statut de factotum dans le dit restaurant, Dieu m’émascule, j’ai le déplaisir quasi-quotidien de côtoyer cette mesquine marâtre. Quoique je fasse, même animé des meilleures intentions, à le don d’énerver cette harpie. Ainsi je reste persuadé qu’elle prend un malin plaisir sadique à m’enfermer dans un cercle vicieux : je ne peux pas quitter pas la cuisine deux minutes pour chercher quelque chose dans le stock toutefois je ne peux pas y rester inactif.
Il reste quelques tâches ingrates comme la plonge qui m’aurait permis de m’évader et de ne pas m’ennuyer comme un eunuque distrait égaré dans une cabine du Club Super Sex. Malheureusement, cette simple besogne me rappelle à la sinistre mégère et à sa cruelle incompétence; le bac à vaisselle sale est fréquemment transformé en bac à vaisselle sale ET à déchets car la cossarde prétend être trop occupée pour utiliser la poubelle.
Peut-on reprocher sa médiocrité crasse à des années de travail pour Peter, la poire blette de la sénilité restauratrice au regard bovin, à un mariage raté et à de trop nombreux déménagements dans la couronne industrielle montréalaise ? Ou peut être qu’à l’inverse, sa voix de crécelle et l’absence cruelle des mots « s’il te plait » et « merci » de son vocabulaire en ont fait craquer plus d’un (nerveusement bien sûr), à part Peter l’indolent dont l’ouie s’approche de celle d’une poterie en céramique ? La mystère est d’une opacité égale au désintérêt que je lui porte.
« Quant au mois de mars, je le dis sans aucune arrière-pensée printanière, je ne serais pas autrement surpris d'apprendre qu'il a passé l'hiver pas plus tard qu'aujourd'hui. »
16 avril 2007
Chroniques du Septentrion
La radio diffuse Norah Jones, je suis assis sur une banquette en simili cuir
rouge goûtant avec un certain plaisir un repos bien mérité après 11h de travail.
Je regarde mélancoliquement la « dernière tempête de neige de
l’année » (sic !) à travers la vitrine du restaurant. Je me sens
léger ; la neige qui tombe est à ce point apaisante qu’elle est capable de
faire oublier à quiconque qu’il porte sur lui l’odeur de friture 30kg de pommes
de terres et de 40 oignons coupés en fines tranches (mélangée à celle de la
sueur du stress de deux services un dimanche). Une fois sorti, le calme se mue
en mélancolie, mes cousins français et nos voisins européens ne jouissent-ils
pas de cieux plus cléments en ce moment ? Je réalise alors que ça fait un
moment que je n’ai pas porté de short.
J’avance désormais péniblement dans une neige lourde et glissante, une de ces neiges bâtardes à moitié fondues. Pire, les flocons, au lieu de glisser délicatement sur moi, collent et imbibent mes vêtements. Ils sont gros et nombreux, ils réduisent la visibilité. Je remonte la fermeture éclair de mon anorak et j’avance tête baissée, concentré sur mes pieds pour ne pas briser mes skis sur un rocher recouvert par la neige fraîche (ce qui signifierait une mort certaine). Enfin, j’arrive à la maison. Je me débarrasse de mes vêtements trempés, je tourne le bouton du chauffage au maximum et, après une bonne douche chaude, j’enfile un short et un T-shirt.
Je sais que, dès demain, je vais avoir droit aux « ah ? encore de la neige ? chez nous ils fait 30°C, les filles sont nues et on sirote des cocktails dans des noix de cocos (avec de petits parasols dedans) », de la part de mes soi-disant amis vivant en Europe. J’essaie alors de comprendre pourquoi l’hiver dure si longtemps cette année (ce n’est pas habituel, même ici) et je réalise que je vais devoir assimiler les fondamentaux de la météorologie et des mouvements de masses d’air au niveau planétaire. Soigneusement, j’enfile à nouveau mon équipement arctique, j’attache mes raquettes à mes pieds (plus solides que les skis) et je pars pour la bibliothèque.
Après une nuit d’étude acharnée, je suis désormais en mesure d’apporter une réponse à la question d’hier soir. C’est assez simple vous allez le voir très rapidement. Le modèle communément établi est régit par 7 inconnues
· Pression (P)
· Température (T)
· Densité de l'air (
)
· Contenu en eau (q)
· Trois dimensions x, y et z
Il nous faut donc sept équations:
1, 2 et 3) Les trois équations de Navier-Stokes de quantité de mouvement relient les forces de pression et de Coriolis selon les trois dimensions :
- Équation de continuité (ou équation de bilan de la masse)

- Équation de bilan de la quantité de mouvement

- Équation de bilan de l'énergie
![\frac{\partial \left( \rho e\right)}{\partial t} + \overrightarrow{\nabla} \cdot \left[ \; \left(\rho e + p\right) \vec{v} \; \right] = \overrightarrow{\nabla} \cdot \left( \overrightarrow{\overrightarrow {\tau}} \cdot \vec{v} \right) + \rho \vec{f} \cdot \vec{v} - \overrightarrow{\nabla} \cdot \vec{\dot{q}} + r](http://upload.wikimedia.org/math/e/8/a/e8a47959f3cb607b5049f19c0a99e93e.png)
Dans ces équations :
-
représente le temps (unité SI: s);
-
désigne la masse volumique du fluide (unité SI:
);
-
désigne la vitesse eulerienne d'une particule fluide (unité SI:
);
-
désigne la pression (unité SI: Pa);
-
est le tenseur des contraintes visqueuses (unité SI:
);
-
désigne la résultante des forces massiques s'exerçant dans le fluide (unité SI:
);
-
est l'énergie totale par unité de masse (unité SI:
);
-
est le flux de chaleur perdu par conduction thermique (unité SI:
);
-
représente la perte de chaleur volumique due au rayonnement (unité SI:
).
4)
La loi des gaz parfaits relie pression et température ;
5) L'équation hydrostatique relie la pression et l'altitude :
où g est
la constante de gravité ;
6)
l'équation de continuité de masse relie la variation de la masse dans un volume
d'air et sa forme dans le temps ;
∂tρ + ∂k(ρ vk) = 0. (je la préfère sous sa forme eulérienne)
7) l'équation de composition relie le contenu en eau de l'air et sa variation dans l'espace.
Ce serait également une grossière erreur d’oublier les équations de bilan de l'énergie de la thermodynamique qui tiennent compte des changements de phase de l’eau (une composante majeure de l’atmosphère)… Faites attention également à vos approximations, les données dont il est question ici peuvent varier de manière très importante sur une petite distance. Par soucis de lisibilité, je vous épargne le développement des calculs dans notre cas concret. Vous pouvez néanmoins démontrer très rapidement chez vous que pour qu’il fasse chaud en Europe, il faut qu’il fasse froid quelque part. Les résultats indiquent en l’occurrence que c’est au Québec…
Alors, écoutez moi bien, maudits français, rendez nous notre printemps et crissez nous dans la paix, maudadit ostie tabarnak !
11 avril 2007
NYC Baby !
Bonjour les enfants,
Le week end dernier, n'écoutant que mon courage et mon interêt pour les sciences naturelles, j'ai vaillament pris congé de mon poste de factotum-cuisinier-busboy, pour aller étudier l'écosystème urbain du nord est des Etats Unis.
Je voyage léger, j'ai donc pris l'essentiel pour survivre pendant 3 jours : 3 Tshirts, 3 caleçons, 3 paires de chaussettes, un passeport et une brosse à dents (pour le reste il y a mastercard). La météo annonçait 10°C en moyenne sur les 3 jours, j'ai donc délibérément oublié ma polaire pour me vanter de voyager encore plus léger. "Ahah! Mon sac est plus plat que la poitrine de <une fille dont je ne citerai pas le nom ici pour ne pas la froisser>" m'esclaffai-je alors après ce trait d'humour fin et glacial pour moi même. Il doit y avoir une justice dans ce bas monde puisque qu'à l'arrivée la température actuelle était plutôt de 0°C (en témoingnaient les petits flocons de neige tombant de temps en temps) et ce, pendant tout le we. J'ai trouvé ma blague plutôt drôle mais bon, j'aurais ma vengeance...
Le voyage c'est plutôt bien passé, enfin surtout pour Fanny et Alice qui se moquaient de moi et surtout de la personne sur le siège voisin que je ne nommerai ici pour ne pas la froisser (attention, ce n'est pas la même que la fille du paragraphe précédent, je ne la connaissais pas avant de partir, je n'ai donc pas pu la moquer au moment où je faisais mon sac. Je prends juste des précautions d'usage afin de ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes et des membres du sexe). Cette jeune personne était déjà allé à NYC mais curieusement elle gardait des anecdotes et des souvenirs pour le moins étranges de ce premier passage (par exemple, elle m'a assuré qu'il y avait beaucoup d'hélicoptères). Les filles vous en parleront sûrement mieux que moi... Je la tolérais tout à fait, jusqu'à ce qu'elle me sorte du sommeil précaire du voyageur en bus de nuit pour me dire qu'on était à un péage, information peu pertinente, à plus forte raison car ce péage était perdu au milieu de l'état de NY qqpart entre la frontière canadienne et NYC.
A part ces quelques ratés de début de weekend, le séjour s'est plutôt bien passé. Ici, le narrateur juge nécessaire de décrire sommairement l'île de Manhattan aux lecteurs néophytes. Au sud de l'île se trouve le Financial avec les énormes grattes ciels, wall street et, entre autres ground zero. Le touriste intrépide pourra aussi faire 3h de queue pour monter dans un ferry le menant à Liberty Island et Ellis Island. Plus au nord, il y a les petits quartiers plus sympathiques comme Greenwich Village, NYU, Soho, Chinatown et Little Italy (bizarrement imbriquées l'une dans l'autre d'ailleurs). Puis vient un autre "centre ville" avec Time Square, l'Empire State Building, Madison Square, le MOMA, etc. avant Central Park qui est la frontière entre Harlem et Manhattan.
L'auberge de jeunesse était au Nord de Central Park (donc à la limite entre Harlem et Manhattan pour ceux, au fond, qui ne suivent pas). Elle était plutôt comfortable, propre et peuplée de gens plutôt sympathiques. Samedi soir, alors que j'attendais dans la salle commune que les filles finissent de se pomponner, mon attention a été attirée vers deux québecoises qui jouaient bruyamment aux cartes. L'une d'elles voulait m'inviter mais l'autre surtout pas (c'est le double effet de la barbe, les lecteurs masculins post pubères me comprendront), mais les deux pécores croyant que j'étais anglophone, s'exprimaient en français. Plus généralement, elles croyaient être les deux seules francophones de l'état de NYC. Malheureusement pour elles, je comprenais, sûrement au même titre que d'autres personnes dans la salle, tout ce qu'elles disaient. Je discutais tranquillement en anglais avec ma voisine brésilienne quand j'ai révélé que je venais de France. Héhéhé les belles têtes déconfites de nos 2 amies susnommées. Au final, j'ai eu le droit de jouer aux cartes avec elles. Elles étaient plutôt marrantes. Après manger, nos jambes ne pouvant nous porter qu'au dépanneur du coin pour acheter des bières, nous sommes restés à l'auberge et on a fait un scrabble hardcore sans règles 16 lettres chacun. Après quelques tentatives de triche réussies (un W à l'envers pour un M, une lettre retournée pour un joker) nous avons pu poser le mot qui allait nous faire gagner: DIRTYWOMAN.
On est rentré dimanche, sans grosse aventure, en partie parce qu'on avait les jambes bien raides après 3 jours de marche intensive (les filles ont soupiré de soulagement quand elles ont appris que ma copine de l'aller ne rentrait que lundi). Les cartes mémoires des appareils photo étaient bien pleines, n'hésitez pas à regarder l'album!
09 avril 2007
Inauguration
Bienvenue sur le KBlog, voyageur égaré!
Le KBlog, c'est le concept né, après mûre réfléxion, de l'imagination débridée et antiproductive de la KBioch. Voilà donc un endroit pour les personnes nostalgiques de la verve désormais légendaire du blog de JB au DK, désireuses d'apprendre plus de choses sur les aventures romanticambolesques de Mél D. avec le PPDA (Pensylvania Police Departement Army), friandes des interventions de Bobo dont la sporadicité est largement inférieure à leur contenu gazeux, et amatrices des explications amphigouriques de la désencyclopédie de Mr H. (offres cumulables dans la limite des post disponibles).
Bonne route et attention à la marche en sortant...










